Panneau: La cathédrale

 

La perspective sur la cathédrale permet de mesurer l’ampleur du plus vaste édifice gothique jamais construit au XIIIème siècle. Placé sous le vocable de Notre-Dame, il témoigne de l’attachement des Amiénois à la Mère Dieu. L’ambition d’Evrard de Fouilloy, l’évêque fondateur, était pourtant de bâtir une église à la mesure du chef de Saint-Jean Baptiste, précieuse relique arrivée en 1206.

La cathédrale a inspiré de nombreuses légendes qui nourrissent encore l’imaginaire collectif. Par exemple, les Amiénois apparentent les têtes sculptées au-dessus de la porte de la cour de l’œuvre – où se trouve le puits du même nom – à deux hortillons légendaires. Ils auraient offert un champ d’artichauts sur lequel auraient été édifiées les fondations de la cathédrale. Pourtant un anachronisme réfute cette légende : l’artichaut n’a été introduit en France que bien après le XIIIème siècle.

Dans la cathédrale, on retrouve plusieurs cultes à des saints honorés par la dévotion des hortillons. Le Christ de saint-Sauve dont l’impressionnante statue siège dans une chapelle est aussi l’objet de la faveur des bateliers. Les hortillons demandaient également aide et protection à Notre-Dame de Bonsecours à qui la seconde chapelle de la cathédrale, côté Nord, est dédiée. Quant au saint patron de la communauté des hortillons et des jardiniers, il s’agit du dénommé saint Fiacre.

 

(Source: Amiens-Métropole)