Panneau: La batellerie

 

Dès l’antiquité, la Somme est un axe de circulation commerciale, affirmant très tôt le rôle portuaire d’Amiens. Cependant, les irrégularités de son cours et de son débit rendaient la navigation dangereuse. Aussi pour franchir les passages difficiles, le recours à des haleurs ou à un « guindal» (corde tirée par une machinerie) était nécessaire. 

Pour rendre le fleuve plus facilement navigable, des travaux de canalisation furent décidés en 1770 et achevés en 1843. Il fut ainsi bordé d’un chemin de halage sur lequel les chevaux de cultivateurs remorquaient les bateaux. Ces haleurs étaient appelés ironiquement les « arracheurs de persil » car cette plante nécessite un effort considérable pour l’extraire de terre.

Rapidement, les picotins, embarcations légères mises en circulation en 1721, ne suffirent plus pour absorber le trafic journalier. Ils furent remplacés par les « gribanes », grandes barques à fond munies de deux voiles. Par la suite, des péniches furent utilisées par les mariniers qui débarquaient leurs marchandises sur des quais, comme celui qui se trouve sur la rive opposée.

Aujourd’hui, le transport fluvial, limité aux céréales, est quasi nul. En régression depuis la fin du XIXème siècle du fait de la concurrence du chemin de fer et de l’ensablement de la baie de Somme (qui a empêché les échanges avec la voie maritime), il est relayé par le tourisme fluvial.

 

(Source: Amiens-Métropole)