Panneau: La chasse aux cygnes

 

Aujourd’hui, de nombreux cygnes sillonnent en toute quiétude les canaux des hortillonnages sans crainte d’être chassés                                               .

Cependant, ils n’ont pas toujours joui d’une telle sérénité. A une époque sur les nombreux îlots où ils venaient nicher, les cygnes furent l’objet, chaque premier mardi d’août, d’une chasse très particulière.

Entre Corbie et Amiens, situation surprenante, ces oiseaux appartenaient aux religieux et seigneurs qui exerçaient leur juridiction sur le fleuve et à qui, la chasse était réservée. Elle se déroulait ainsi : ils envoyaient leurs baillis et officiers de justice en bateaux rabattre les cygnes, dont les jeunes ne volent pas en ce début du mois d’août, vers certains endroits proches du village de la Motelette, sur « l’île à cygnes » également appelée « la serinyne ».

Alors, les cygneaux étaient attrapés, marqués au bec du sceau de leur propriétaire puis relâchés. Ensuite, des adultes étaient tirés à l’arc                                  .                                                                                                                                 

A cette époque, cet oiseau était un … apprécié. D’ailleurs, jusqu’en 1786, il était d’usage d’offrir aux souverains de passage à Amiens de deux à quatre cygnes.

La dernière chasse eut lieu le 5 août 1704. Par la suite, au cours du XVIIIème siècle, « la chasse aux cygnes » devint prétexte à une joyeuse promenade en bateau le long du fleuve depuis le pont du Cange jusqu’à Camon suivie d’une collation servie à l’ombre des arbres

 

(Source: Amiens-Métropole)