Panneau: Les ports à fumier

 

Pour amender leurs terres les hortillons utilisaient autrefois du fumier. Ce fut d’abord du fumier de cheval provenant des écuries d’Amiens, puis, suite à la motorisation, du « fumier de corps de meule », issu des champignonnières du département de l’Oise, notamment de Chantilly                                 .

Il arrivait en gare d’Amiens par wagons, pour être ensuite acheminé par camion jusqu’aux ports à fumier, appelés en picard « chés ports à fien ». Cette matière très odorante ne pouvait être déchargée que sur deux ports, celui de la Planquette qui se trouve en face de vous et celui de l’Enfer. C’est là que chaque hortillon venait récupérer le tas qui lui était destiné, le chargeait sur sa barque et l’amenait jusqu’à ses aires où il l’épandait.

Plus tard, au XIXème siècle débuta l’ère des engrais chimiques. Bien que d’abord réticents, les hortillons finirent par l’utiliser. Ils se réjouirent alors d’obtenir plus rapidement des légumes plus tendres et savoureux. Cependant, ils déchantèrent au bout de quelques années quand ils s’aperçurent que les engrais abîmaient leurs terres : ‘Cho brûl’ nou terres ! » s’exclamèrent-ils.

 

(Source: Amiens-Métropole)