Une nouvelle charte...

Un outil de valorisation et de cadrage de l'action de chacun des partenaires...

 

" L'environnement est le patrimoine commun des êtres humains (extrait de la Charte de l'Environnement adossée à la Constitution de la 5ème République par la loi constitutionnelle du 1er mars 2005)...

 


Une volonté affichée...

 

En juin 2013 l'Etat, en signant une nouvelle charte, s'engageait aux côtés d'Amiens-Métropole, des communes de Longueau, Camon et Rivery et de différentes associations, pour la préservation, l'aménagement et la valorisation du site des Hortillonnages.

 

"La charte définit le périmètre d'action de chacun des 18 acteurs en faveur de la préservation des Hortillonnages. Elle régit les activités de chacun selon certains fondements théoriques. Il convient par exemple de respecter les éléments qui donnent aux Hortllonnages leur originalité tels que le réseau de fossés et de rieux. Le végétal, les pratiques agricoles ancestrales ou le matériel des Hortillonnages ont fait et font de ce site ce qu'il est aujourd'hui, il apparaît alors primordial de participer à la sauvegarde de ces éléments du passé. S'ajoute également le respect de la nature : en effet, les actions menées ne doivent aucunement impacter l'environnement. Toute pollution de l'eau, du sol et de l'air du site ainsi que tout dépôt de déchets sont proscrits. Il s'agit alors d'encourager au respect des Hortillonnages en mesurant les conséquences sur les autres usagers, le paysage, la faune et la flore sauvage, en réorientant des projets qui apparaissent nuisibles pour la santé du site. Les partenaires doivent aussi - selon leur degré de compétence - contribuer aux activités essentielles de conservation du site, le curage et le faucardement des fossés et rieux par exemple ou le rehaussement des terres. L'ensemble des actvités s'inscrit dans un cadre juridique strict, lequel est schématisé par le Code de l'Urbanisme ou les Plans locaux d'Urbanisme. Ce document vient faciliter la communication des différents intervenants pour une meilleure gestion du site en se référant notamment à la répartition des compétences"

 

Extrait de l'étude de Romain Leconte (2013)
Extrait de l'étude de Romain Leconte (2013)

Une mise en application attendue ...

A en juger par les nombreux propos échangés lors des assemblées générales des principales associations impliquées dans la gestion du site des Hortillonnages, la nouvelle charte avait été unaniment saluée en 2014, mais les effets de son application semblent tarder à se manifester...

 

Revue de presse:

Courrier Picard du 20 février 2014

 


A la recherche du meilleur compromis...

La préoccupation commune à l’ensemble des occupants et des intervenants occasionnels sur le site doit être la recherche du meilleur compromis possible, conciliant un développement touristique, inévitable mais sous contrôle et la sauvegarde d’un environnement qui reste malgré tout sensible.

 

L'implication des occupants

La préservation du site repose nécessairement sur l'implication directe des propriétaires ou locataires des terres, et passe donc par une meilleure information de leurs droits et de leurs devoirs, puis par une véritable sensibilisation au respect des lieux.

 

Le rôle déterminant des associations

Des associations volontaires et dynamiques comme l'Association pour la Protection et la Sauvegarde du Site et de l'Environnement du Site des Hortillonnages et S.O.S. Hortillonnages oeuvrent depuis de nombreuses années, dans les limites de leurs compétences et de leurs moyens.

 

Aujourd'hui, la première dispose d'un équipement spécifique pour le curage et la restauration des berges selon une technique largement éprouvée. 

 

Des initiatives heureuses...

Des opérations de nettoyage sont engagées régulièrement ...

 

Rappelons par ailleurs, les services rendus auprès des propriétaires et locataires par les équipes d'Amiens-Métropole, comme le ramassage systématique et régulier des ordures déposés par ceux-ci sur les rives de leur terrain.

 


Quelques pistes pour une meilleure sensibilisation ...

 

La préservation du site passe d'abord par le respect de la réglementation en matière d'urbanisme et d'environnement et donc par la connaissance des documents officiels.

 

Les documents d'urbanisme (POS, PLU...) :

Un meilleur "porté à connaissance" des documents administratifs semble être un préalable important.

 

L'élaboration d'une cartographie spécifique :

L'édition de cartes qui rappellerait le statut de chaque rieu ou fossé serait une étape préalable. Un tel travail pourrait être confié à Amiens-Métropole qui dispose d'une cellule "cartographie" compétente et particulièrement bien équipée...

 

Exemple de cartographie: Statut des différents rieux sur la commune de Rivery (carte à corriger)

 

Le balisage des rieux...

 

La reprise du repérage des rieux dans le site pourrait être envisagée sans grande difficulté.

 

L'édition d'un guide à destination des usagers...

 

Des initiatives intéressantes ont été prises par le passé, comme celles du C.A.U.E. et la D.D.E. de la Somme ou l'Association pour la protection et la sauvegarde du site et de l'environnement des hortillonnages. Elles mériteraient d'être renouvelées...

 

En 2001, plusieurs études ont pu être engagées à l’initiative de l’Association de Protection et de Sauvegarde du Site des hortillonnages et des collectivités, notamment lors de la préparation d’un Plan d’Occupation des Sols pour les communes d’Amiens, Camon, Rivery et Longueau ou encore à la suite des terribles inondations de 2001. Parmi ces travaux, une  enquête réalisée a d’ailleurs permis de dresser un véritable bilan sur la résistance des plantes suite à ces inondations.

Ce bilan a été publié par l’association sous la forme d’un petit livret de 24 pages « Les Hortillonnages : Conseils d’entretien et de sauvegarde » (Conception : Atelier Traverses)

• Parmi les arbres ayant plutôt bien résisté aux inondations, ont ainsi été signalés : Aulne glutineux – Aulne blanc – Bouleau pubescent – Charme – Chêne pédonculé – Copalme d’Amérique – Cognassier – Cyprès sauvage – Epicéa commun – Erable sycomore – Erable negundo – Frêne commun – Marronnier – Noisetier – Orme champêtre – Peuplier deltoïde – Peuplier d’Italie – Peuplier tremble – Platane – Prunier à fleurs – Poirier – Pommier – Prunier – Saule blanc – Saule cendré – Saule meursault – Saule pleureur – Saule tortueux – Tilleul – Tulipier.

 

Par contre, auraient peu ou pas résisté : Abricotier – Amandier – Angélique en arbre – Catalpa – Cèdre de l’atlas et cèdre bleu – Cèdre de l’Himalaya – Cerisier – Cerisier à fleurs – Cryptomère du Japon – Cyprès de Lauvon – Cytise – Eucalyptus – Hêtre pleureur – Magnolia persistant – Métaséquoia -  Nectarine – Noyer – Merisier – Pêcher – Paulonia – Pin noir d’Autriche – Pommier à fleur du Japon – Robinier – Sapin commun – Sapin de Crimée – Sapin parasol – Sequoia – Sorbier sp.

 

• Le même exercice a été fait pour les arbustes. Parmi ceux ayant plutôt bien résisté aux inondations, ont ainsi été notés : Aubépine à un style – Bourdaine – Cassissier  Charme - Cornouillers blanc, mâle et sanguin –Fusain bonnet d’évêque – Groseillier rouge – Laurier sauce – Mahonia – Rosiers cultivés – Spirée – Sureau noir – Symphorine blanche – Tamaris – Viorne mancienne – Viorne obier

 

De nombreux arbustes semblent n’avoir peu ou pas résisté, parmi lesquels : Abelia – Arbre à perruque – Au cuba – Berbéris – Budleia – Buis – Camélia – Chinomanthe – Cognassier du Japon – Corète du Japon – Cotoneaster – Datura arbustif – Deutzia – Forsythia – Fotherzilla – Framboisier – Fusain persistant – Genêt d’Espagne – Groseillier à fleurs – Groseillier à maquereau – Hibiscus – Hortensia – Houx – Il commun – Jasmin d’hiver – Juniperis – Lavatère – Laurier cerise – Laurier du Portugal – Lilas – Lilas de Perse – Lonicera nitida taillé – Magnolia – Oranger du Mexique – Photinia – Pivoine arbustive – Plumbongo – Potentille – Rhododendron et azalée japonaise – Romarin – Sauge de Jérusalem – Seringat – Sumac de Virginie – Thuya – Troène – Viorne odorant – Viorne à tin – Weigela

 

Pour la flore, ont été repérées par exemple les espèces rares suivantes : Plantes aquatiques :  L’azolla (Azolla filicoïdes) (A) - L’écuelle d’eau (Hydrocotyle vulgaris) - Le faux nénuphar  ( Nymphoïdes peltata) - La grande naïade (Najas marina)- L’hottonie des marais (Hottonia palustris) - Le jonc des chaisiers (Scirpus lacustris) - Le jonc fleuri (Butonus umbellatus) - La lentille d’eau sans racines  (Wolffia arrhiza) - L’oenanthe des rivières (Oenanthe fluviatilis) - Le petit nénuphar ( Hydrocharis morsus-ranae) - Le souchet brun (Cyperus fuscus).