Promenades pédestres

 

Pour une première immersion dans le site ou en complément de la ballade en barque, vous pourrez flâner le long du chemin de halage, du pont Beauvillé au pont de Camon.

Les panneaux implantés tout au long du parcours par Amiens-Métropole vous fourniront une masse d'informations intéressantes sur le site...

 


PANNEAU  : HORTILLONNAGES

 

La singularité de cet îlot de verdure en pleine ville et son invitation prometteuse à la promenade sont autant de bonnes raisons pour vous de découvrir son histoire et sa vie. Aussi laissez-vous conter le jardin secret des hortillonnages chemin « halant », chemin faisant…

Vous êtes ici au point de départ d’un sentier, de 7 km aller-retour, jalonné de bornes et panneaux qui vous permettront de pénétrer leur jardin secret                                                                     .
Ici, la nature semble prendre le dessus sur la ville, cependant il s’agit bien d’un paysage façonné, issu d’une intervention humaine perpétuelle.

Difficile de dater précisément l’origine des « jardins sur l’eau »

Des archives témoignent de leur existence dès 1492, voire dès le XIIème siècle où se déroulaient déjà des activités de pêche et d’élevage.

De tout temps, les hommes y sont intervenus, notamment en organisant l’écoulement de l’eau sous la forme d’un réseau de canaux.
Dès le XVIIIème siècle, l’étalement urbain réduit la surface du site qui est aujourd’hui ceinturé par quatre communes : Amiens, Camon, Rivery et Longueau.

Puis à partir du milieu du XXème siècle, le paysage se transforme radicalement. Les parcelles majoritairement maraîchères laissent place à des jardins d’agrément, des potagers, des friches et aussi des habitations le long du chemin de halage.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU  : ECOLE DE NATATION

 

Ici, au lieu dit « l’île aux Fagots », se trouve un centre de pédagogie environnementale pour les enfants. Il a été construit au début des années 1980, sur le site d’une ancienne piscine ouverte en 1840 par des négociants.

L’établissement fut pendant plus d’un siècle, le bassin de natation le plus fréquenté d’Amiens. A ciel ouvert, il était alimenté par l’eau de la Somme et entouré de cabines en bois. Bien que le confort y fût sommaire, l’ambiance y était extraordinaire.

C’était plus qu’une école de natation, un espace de loisir où il était possible de louer des embarcations légères. Aussi, l’ancienne piscine fait partie de l’histoire d’Amiens et les anciens l’évoquent encore avec émotion sous le diminutif « l’île auf ».

Elle ferma dans les années 60 à cause de mauvaise qualité de l’eau                                             .

« Ile aux Fagots », ce nom vous interpelle certainement !  Il évoque une pratique abandonnée aujourd’hui : les maraîchers entreposaient en ce lieu les fagots qui leur servaient à couvrir leur production afin de la garder au frais jusqu’au marché.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")

 


PANNEAU  : PASSERELLES

 

Gracieuses et légères, les passerelles enjambent le cours qui longe le chemin de halage, pour permettre l’accès aux parcelles adjacentes. Certaines, particulièrement celles du … ne manquent pas d’élégance                                        .

En bois ou en fer forgé, elles sont parfois ornementées de … et autres éléments décoratifs et marquent la limite entre le … public et le domaine privé. C’est un seuil que seuls les … franchiront. D’ailleurs, des grilles latérales encadrent souvent les portes pour dissuader tout visiteur indésirable.

Ces passerelles se plient à des règles liées à la circulation de … et au passage des barques. Elles imposent une certaine légèreté … et 1,8 mètres de tirant d’air. Avec la construction d’habitations … du chemin de halage et l’usage croissant des voitures, le XXème siècle a vu l’aménagement de nouveaux types de passerelles permettant le passage de véhicules. Il s’agit de véritables ponts mobiles en… et en métal qui, une fois rangés à l’intérieur de la parcelle, permettant la circulation des barques dans le contre-fossé.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU  : CATHEDRALE D'AMIENS

 

La perspective sur la cathédrale permet de mesurer l’ampleur du plus vaste édifice gothique jamais construit au XIIIème siècle.

Placé sous le vocable de Notre-Dame, il témoigne de l’attachement des Amiénois à la Mère Dieu. L’ambition d’Evrard de Fouilloy, l’évêque fondateur, était pourtant de bâtir une église à la mesure du chef de Saint-Jean-Baptiste, précieuse relique arrivée en 1206.

La cathédrale a inspiré de nombreuses légendes qui nourrissent encore l’imaginaire collectif. Par exemple, les Amiénois apparentent les têtes sculptées au-dessus de la porte de la cour de l’œuvre – où se trouve le puits du même nom – à deux hortillons légendaires. Ils auraient offert un champ d’artichauts sur lequel auraient été édifiées les fondations de la cathédrale.

Pourtant un anachronisme réfute cette légende : l’artichaut n’a été introduit en France que bien après le XIIIème siècle.

Dans la cathédrale, on retrouve plusieurs cultes à des saints honorés par la dévotion des hortillons. Le Christ de saint Sauve dont l’impressionnante statue siège dans une chapelle est aussi l’objet de la ferveur des bateliers. Les hortillons demandaient également aide et protection à Notre-Dame de Bonsecours à qui la seconde chapelle de la cathédrale, côté Nord, est dédiée. Quant au saint patron de la communauté des hortillons et des jardiniers, il s’agit du dénommé saint Fiacre.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU  : FAUNE DES MARAIS ET DES ETANGS. VUE SUR L'ETANG DE CLERMONT

 

Les joyaux écologiques des Hortillonnages sont certainement les quelques zones de marécages et étangs tels que l’étang de Clermont* en face de vous car ils offrent une « nature » plus sauvage et plus tranquille                                                                     .
Si vous y regardez de près, vous constaterez que la végétation d’un étang ne se répartit pas au hasard. Vous trouverez, immergées dans l’eau totalement ou presque, des plantes aquatiques telles que les nénuphars jaunes, les nymphéas blancs qui fleurissent tous deux de juin à septembre, les renouées …

Ces plantes aquatiques offrent aux poissons des abris et des frayères idéales (des lieux de reproductions). D’ailleurs, qui sont ces poissons ? Anguille, brochet, gardon, goujon, perche…

Ils côtoient des insectes aquatiques tels que les nèpes ou scorpions d’eau, les notonectes qui nagent sur le dos grâce à de longues pattes, les larves de demoiselles et de libellules…

Sur les berges, les pieds dans l’eau, vous trouverez des plantes herbacées : des touffes isolées de laîches (appelés « touradons »), l’ iris aux fleurs jaunes, les roseaux communs… Parmi elles, vous serez peut-être intrigués par de grosses coquilles vides. Ce sont les restes de moules d’eau douce, mangées par des rats musqués.

Puis, en remontant sur le bord de l’eau, le délicieux parfum de la menthe aquatique attirera votre attention tout comme les fleurs d’ eupatoire chanvrine, de consoude, qui voisinent des arbres grands buveurs d’eau : saules, aulnes, frênes …

Ce milieu est aussi fréquenté par des oiseaux : grèbe huppé, héron cendré, grand cormoran, cygne tuberculé, foulques …

Parmi ces espèces sauvages, certains sont menacées comme le blongios nain (petit héron noir et jaune) et leur présence donne aux Hortillonnages un intérêt patrimonial reconnu par leur intégration dans le réseau de sites écologiques majeurs européens, appelé Natura 2000.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU :  LES CHALETS

 

Ici et là, vous apercevez de nombreuses petites constructions. Jusqu’au milieu du XIXème siècle, elles étaient liées à l’activité maraîchères : des hangars à bateaux souvent accompagnés d’une cabane à outils.

Le paysage était alors parsemé de petits cabanons, le plus souvent en bois dont la volumétrie modeste et répétitive contribuait à son homogénéité                                                                          .

Par la suite, des citadins ont commencé à acheter des parcelles pour y passer leur temps libre à jardiner, à pêcher, à flâner au soleil… Alors, les dimensions et l’esthétique des constructions ont évolué. Les cabanons à outils et abris de pêche sont devenus des véritables résidences d’été.

L’esthétique de ces petits pavillons exprimait à la fois le statut social du propriétaire et la singularité de se personnalité tout en suscitant un sentiment de dépaysement. C’est pourquoi les chalets présentaient de nombreux éléments décoratifs tels que des pans de bois issus de l’habitat traditionnel, des lambrequins en bois découpé…

Au cours du XXème siècle, l’abandon des parcelles agricoles a favorisé l’augmentation du nombre de jardins d’agrément et de leurs chalets. La modernité a apporté, couleurs bariolées, matériaux divers, hétéroclites et de récupération, et a cassé l’harmonie paysagère au profit de la diversité. Aujourd’hui la construction des chalets est réglementée.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU : NAVIGATION FLUVIALE. LA BATELLERIE

 

Dès l’antiquité, la Somme est un axe de circulation commerciale, affirmant très tôt le rôle portuaire d’Amiens . Cependant, les irrégularités de son cours et de son débit rendaient la navigation dangereuse. Aussi pour franchir les passages difficiles, le recours à des haleurs* ou à un « guindal*» (corde tirée par une machinerie) était nécessaire. ?

Pour rendre le fleuve plus facilement navigable, des travaux de canalisation furent décidés en 1770 et achevés en 1843. Il fut ainsi bordé d’un chemin de halage sur lequel les chevaux de cultivateurs remorquaient les bateaux. Ces haleurs étaient appelés ironiquement les « arracheurs de persil » car cette plante nécessite un effort considérable pour l’extraire de terre.

Rapidement, les picotins, embarcations légères mises en circulation en 1721, ne suffirent plus pour absorber le trafic journalier. Ils furent remplacés par les « gribanes », grandes barques à fond munies de deux voiles. Par la suite, des péniches furent utilisées par les mariniers qui débarquaient leurs marchandises sur des quais, comme celui qui se trouve sur la rive opposée.

Aujourd’hui, le transport fluvial, limité aux céréales, est quasi nul. En régression depuis la fin du XIXème siècle du fait de la concurrence du chemin de fer et de l’ensablement de la baie de Somme (qui a empêché les échanges avec la voie maritime), il est relayé par le tourisme fluvial.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU : L'AMENDEMENT DES TERRES. LES PORTS A FUMIER

 

Pour amender leurs terres les hortillons utilisaient autrefois du fumier. Ce fut d’abord du fumier de cheval provenant des écuries d’Amiens, puis, suite à la motorisation, du « fumier de corps de meule », issu des champignonnières du département de l’Oise, notamment Chantilly.

Il arrivait en gare d’Amiens par wagons, pour être ensuite acheminé par camion jusqu’aux ports à fumier, appelés en picard « chés ports à fien ».

Cette matière très odorante ne pouvait être déchargée que sur deux ports, celui de la Planquette qui se trouve en face de vous et celui de l’Enfer. C’est là que chaque hortillon venait récupérer le tas qui lui était destiné, le chargeait sur sa barque et l’amenait jusqu’à ses aires où il l’épandait.

Plus tard, au XIXème siècle, débuta l’ère des engrais chimiques. Bien que d’abord réticents, les hortillons finirent par les utiliser.

Ils se réjouirent alors d’obtenir plus rapidement des légumes plus tendres et savoureux. Cependant, ils déchantèrent au bout de quelques années quand ils s’aperçurent que les engrais abîmaient leurs terres : « Cho brûl’ nou terres ! » s’exclamèrent-ils.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU : LES GUINGUETTES

 

Sur la rive opposée de la Somme, le restaurant du Pré Porus* témoigne encore du temps bucolique des guinguettes.

Plusieurs de ces lieux de divertissements (dont les plus connus étaient celui de Robinson* situé sur une île de l’étang de Clermont, de l’ Agrappin* et du Pré Porus) furent en activité tout au long des XIXème et XXème siècles.

Ce dernier site est l’un des plus anciens. Avant d’être un lieu de loisir, il fut, tout comme l’Agrappin, une maison de campagne à l’usage du monastère de Monsieur Poussemothe de l’Etoile, abbé de Saint-Acheul. C’est finalement au XVIIIème siècle que le Pré Porus, appelé alors « l’île aux plaisirs », fut transformé en guinguette.

A pied, en barque, la jeunesse distinguée d’Amiens y affluait pour s’y amuser : promenade en barque, pêche à la ligne, démonstration de force avec des agrès mais aussi et surtout pour y faire des rencontres. Mais attention, « tout se passait en tout bien tout en honneur, dans une ambiance familiale », disaient les anciens                                                        .

Les jeunes gens dansaient en présence de papa et maman, puis les garçons reconduisaient les demoiselles mais avec la permission de leurs parents.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU : CHES INTAILLES

 

Etangs aux contours rectilignes et rives tracées au cordeau sont les traces encore visibles de l’exploitation de la tourbe dans les hortillonnages. A cela s’ajoute, le nom évocateur de certains endroits. Ainsi, « aux intailles » est le nom d’un lieudit proche d’où vous êtes. Ce mot picard désigne les étangs résultant de l’extraction de la tourbe. D’ailleurs, la vallée de la Somme, parsemée de ces fosses, fut appelée le pays « d’chés intailles »                                                                                .

La tourbe est issue de la décomposition partielle des débris végétaux sur plus de 1000 ans en milieux humides pauvres en oxygène que l’on appelle tourbières                                                                           .

Dès le Moyen Age, elle fut utilisée comme combustible en remplacement du bois devenu rare. Elle produisait peu de chaleur mais beaucoup de cendre. Son exploitation perdurera ainsi jusqu’au début du XXème siècle remplacée par le charbon.

Elle était extraite par les hommes souvent manuellement, avec un outil appelé « louchet », sorte de grande pelle entourée de ferrures.

En 1786, Eloi Morel, natif de la Somme, améliora les performances de cet outil en l’équipant d’un long manche et l’appela le grand louchet. Il permettait de dégager des pains de tourbe, qui une fois extraits étaient coupés en brique, puis mis à sécher en tas, les catelets.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU : LA CHASSE

 

La chasse au gibier d’eau s’est de tout temps pratiquée dans les hortillonnages, plus particulièrement avec une technique répandue en vallée de somme : la chasse à la hutte                                                                  .

Durant la nuit, le chasseur à l’affût cherche à faire poser devant sa hutte (sorte de cabane) à portée de tir, les oies, les canards et autres fuligules qui survolent les marais. Pour les attirer, il dispose des blettes* (leurres autrefois en bois, aujourd’hui en plastique, représentant un oiseau) autour desquelles sont attachés quelques canards vivants, les appelants*, reconstituant ainsi un groupe d’oiseau.

La chasse était le faible des hortillons. Et jusqu’à une époque récente, chacun avait dans son bateau un fusil pour tirer les rats et poules d’eau qui détruisaient leurs récoltes. Après tout, quand le garde chasse était loin… !

Pour des raisons de sécurité, dans les hortillonnages cette chasse se pratique uniquement la nuit.

Aujourd’hui, 15 huttes sont en activité dont 11 se trouvent sur l’étang de Clermont face auquel vous vous trouvez.

Leur toit est végétalisé pour mieux se fondre dans le paysage. Les apercevez-vous dissimulées de long de la berge ?

(Réalisation: "Amiens-Métropole")

 


PANNEAU : LA CHASSE AUX CYGNES

 

Aujourd’hui, de nombreux cygnes sillonnent en toute quiétude les canaux des hortillonnages sans crainte d’être chassés.
Cependant, ils n’ont pas toujours joui d’une telle sérénité. A une époque sur les nombreux îlots où ils venaient nicher, les cygnes furent l’objet, chaque premier mardi d’août, d’une chasse très particulière.

Entre Corbie et Amiens, situation surprenante, ces oiseaux appartenaient aux religieux et seigneurs qui exerçaient leur juridiction sur le fleuve et à qui, la chasse était réservée. Elle se déroulait ainsi : ils envoyaient leurs baillis et officiers de justice en bateaux rabattre les cygnes, dont les jeunes ne volent pas en ce début du mois d’août, vers certains endroits proches du village de la Motelette, sur « l’île à cygnes » également appelée « la serinyne ».

Alors, les cygneaux étaient attrapés, marqués au bec du sceau de leur propriétaire puis relâchés. Ensuite, des adultes étaient tirés à l’arc                                                                                          
A cette époque, cet oiseau était un … apprécié. D’ailleurs, jusqu’en 1786, il était d’usage d’offrir aux souverains de passage à Amiens de deux à quatre cygnes.

La dernière chasse eut lieu le 5 août 1704. Par la suite, au cours du XVIIIème siècle, « la chasse aux cygnes » devint prétexte à une joyeuse promenade en bateau le long du fleuve depuis le pont du Cange jusqu’à Camon suivie d’une collation servie à l’ombre des arbres.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")


PANNEAU : L'ENTRETIEN

 

Les 65 km de canaux...


PANNEAU : LA BORNE DE CAMON

 

Sur la rive opposée s'élevait dans le passé une colonne que l'on appelait la "borne de Camon".

D'origine romaine...

 

 

 


PANNEAU : LES FETES

 

Les hortillons ne s'accordaient que peu de loisirs ...

 

 

 

 


PANNEAU : UNE SOURCE D'INSPIRATION

 

Poètes, écrivains, peintres et photographes sont nopmbreux à avoir succombé aux charmes des hortillonnages. Nombreux sont les peintres qui ont brossé le portrait des hortillons, de leurs aires et barques/ Marcel Guillard, Francis Tattegrain, Jules Boquet, Joseph Basine, entre autres.

Pour ce qui est des écrivains, Gaston Chantrieu notamment, a rédigé les louanges de ces jardins sur l’eau. Mais c’est certainement Edouard David qui est considéré comme le meilleur chantre des hortillonnages, s’exprimant dans la langue picarde, celle des hortillons eux-mêmes. Natif du quartier Saint-Leu, baigné dans l’atmosphère truculente de ces rues, il a cherché son inspiration, les thèmes de ses œuvres et ses personnages, dans cet univers. En 1899, l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Amiens a reconnu son talent en l’accueillant en son sein.

L’œuvre dont est issu l’extrait du poème qui suit, « Chés Hortillonnages », parue en 1900, est une fresque de dix chants en vers qui décrit une journée de la vie des hortillons.

(Réalisation: "Amiens-Métropole")