Labels (voir également "Unesco")

Les hortillonnages d’Amiens ont reçu, en 1991, le label « Paysages de reconquête ». Ce label récompense les sites remarquables non seulement par leur spécificité paysagère, mais aussi par les activités économiques qui les soutiennent. La même année, ils auraient été proposés à la convention du patrimoine mondial de l’Unesco.


LAETITIA

Personne ne contestera la dureté du métier, un métier très physique, avec de longues journées de travail… et ce n’est pas sans émotion que nous prenons connaissance du témoignage d’une hortillonne : Laetitia.

 

 

 

Laetitia native de Béhencourt, à l’âge de 16 ans est employée chez un gros hortillon de Camon (M. Ponthieu). Laetitia a son point de vue sur tout. Son témoignage a été recueilli par Augustin Scalbert  qui publiera ses conversations avec l’hortillonne sous le titre : Laetitia Manot, l’Hortillonne, 1893-1976 (aux éditions des « Trois Cailloux »)


Lafleur (Ch')

 

DOCUMENT :

Fonds Macqueron (Bibliothèque d'Abbeville)

Affiche des Rosati Picards (Rosati Picards : Tradition, Art, Littérature. Par fil spécial des cabotins Lafleur force les Dardanelles (sous toutes réserves). - [Dessin humoristique signé :] H. Antoine, 1919. - Impr. Roy et Valade, Amiens)

Site Web : http://www1.arkhenum.fr/bm_abbeville_macqueron/_app/visualisation.php?id=5312


Laîche (voir également "Carex")

De nombreuses variétés de laîches (ou carex) colonisent les zones et les lieux humides, comme les rives de la Somme, des étangs, des rieux. Les fleurs, des épis, sont souvent portées par des tiges aux tiges souvent triangulaires.

Près de 2000 espèces ont été recensées dans le monde.

Cette plante est utilisée, en France pour le paillage des assises des sièges, au Japon pour confectionner les chapeaux de paysan en forme d'assiette creuse. La laîche est aussi utilisée pour contenir la forme du livarot (fromage normand)


Légende des hortillons donateurs

Une légende, rien qu'une légende ...

 

à compléter

 

Les deux têtes sculptées de nos "prétendus hortillons", épargnés lors de la destruction d'un monument (qui aurait été situé dans une des chapelles de la nef)  ont été replacées à l'intérieur de la cathédrale. Elles sont aujourd'hui visibles sur le mur du déambulatoire, sur la droite du choeur, face à l'espace dédié à Saint-Firmin, premier évêque d'Amiens.

 

Photo B. Bréart
Photo B. Bréart
Photo B. Bréart
Photo B. Bréart


Photo B. Bréart
Photo B. Bréart

 

 

 

 

 

Rappelons que Saint-Firmin est considéré comme étant le premier évêque d'Amiens au IVème siècle. Il fut décapité comme l'illustrent les deux statues polychromes ci-contre.

 

Extrait de " La cathédrale insolite" 

site Web : http://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/

 

"Les deux têtes mystérieuses : Quand Jacques Leullier, président de l’association de Sauvegarde des Hortillons, commence son assemblée générale, il aime à rappeler cette légende : « le champ des artichauts sur lequel, en 1220, ont été jetés les fondements de notre Cathédrale, fut donné par de pieux hortillons, dont on voit encore les têtes grossièrement sculptées, dans le transept sud, au-dessus de la porte du Puits de l’œuvre ».

Mais, comme Octave Thorel le souligne dans la préface des Hortillonnages d’Edouard David, aucun texte, aucun emblème, aucune inscription ne viennent donner corps à cette légende. Quant à ces têtes plaquées contre le mur, elles pourraient venir de statues détruites, selon Edmond Soyer, mais cette assertion ne repose sur rien. Les deux têtes, dont l’une porte la guimpe, coiffure des veuves et l’autre le petit « béguin » coiffure très en vogue sous Louis-Philippe, gardent leur mystère"

 

 

 DOCUMENTS :

Site web : http://www1.arkhenum.fr/bm_abbeville_macqueron/_app/visualisation.php?id=4641


Louchet (le grand) (voir également "MOREL", "THERY-GLIMONT", "Tourbe"...)

 

Une innovation picarde : le « grand louchet » d’Eloi MOREL

 

Ajouter cliché

 

Pierre DUBOIS (1912) nous rappelle qu’une très simple innovation d’un paysan de la vallée de l’Avre allait révolutionner l’industrie des tourbières.

 

« C’est en mai 1786 qu’Eloi MOREL, de Thézy-Glimont, né en 1735, conçut le premier « grand louchet », en fixant des lames de fer de 0,70 m de long, formant comme la charpente d’une longue caisse sans couvercle, au bout d’un manche de bois de six, puis de sept mètres de long. Son propre modèle, exécuté par un forgeron de Gentelles, est conservé dans le dépôt des Archives départementales de la Somme.

 

Avant lui, le tourbier, avec le petit louchet, simple bêche complétée par l’addition d’ailerons, n’exploitait que le banc que sur une profondeur de deux pointes (un demi-mètre environ) ; pour descendre plus bas, il fallait faire descendre le niveau de l’eau, au prix de plus grandes peines. Or, certaines tourbières sont épaisses de 10 à 12 mètres. Le grand louchet permet de « tirer » sous six ou sept mètres d’eau, soit douze fois plus qu’avec l’instrument primitif. C’est un acte de justice qu’accomplit le Conseil Général de 1842 lorsqu’il fit élever à Eloi Morel, sur la place de Thézy, un très simple monument, un obélisque en pierre de Senlis, avec cette inscription : « Sa découverte a augmenté l’aisance des populations agricoles en faisant baisser le prix de la tourbe et à enrichir les propriétaires en décuplant la valeur des terrains tourbeux »


Manne

Collection B. Bréart
Collection B. Bréart

 

La manne de l’hortillon est ce panier en osier,  plat , plus ou moins profond, qui contenait tous les légumes destinés à la vente. Elle servait également de mesure ; ainsi, salades, oignons, pommes de terre, se vendent généralement à la manne.

 

 

 

 

 

 

Ci-contre: description de la manne et de la mannette par G. Moreau et J.J. Davergne dans leur Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris



Maraîchage

 A développer

 

DOCUMENTS :

Photo sur plaque de verre de C. Biendiné : hortillons dans leur barque à cornet entre deux aires chargées de cultures, août 1902, Camon (Source : A.D.S. Cote 35 FI 4220) Site : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011304606703grvgfv/1/1

Photo sur plaque de verre de C. Biendiné : deux hortillonnes au travail, vue prise près de l'étang de Clermont, août 1901 (Source A.D.S. Cote 35 FI 7082) - Site : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0113046095650DQf4A/1/2

Photo sur plaque de verre de C. Biendiné : couple d'hortillons au travail sur leur parcelle, bords de Somme, août 1901 (Source A.D.S. Cote 35 FI 7121) - Site : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011304609604CXst2U/1/1


Marais de Saint-Omer (voir également "Marais poitevin")

Le Marais de Saint-Omer, comme le Marais Poitevin, partage certaines similitudes avec nos hortillonnages. Cette zone humide a été longtemps exploitée pour sa tourbe puis drainée, notamment par les moines de la proche abbaye de Clairmarais. Ajoutons que le moyen de transport utilisé jusque dans les années 1970 a été cette grande barque en bois , la bacôve, que les touristes empruntent aujourd’hui pour une balade à travers le site.

Les comparaisons s’arrêtent là car les maraîchers ont investi ce marais principalement occupé par les productions céréalières que tardivement, au XIXème siècle.


Les marais de Saint-Omer s'est dotée en 2014 d'une très belle structure, la Maison du marais, un projet innovant créé sur 5 hectares pour découvrir ce territoire au travers de son histoire, son habitat, ses habitants, sa biodiversité et ses cultures.

Site Web : http://www.maison-du-marais.fr/

Site Web : http://www.tourisme-saintomer.com/annuaire/la-maison-du-marais-2/


Marais poitevin (voir également "Marais de Saint-Omer")

On a souvent comparé nos hortillonnages au marais poitevin. Il nous est donc apparu intéressant de repérer leurs analogies et leurs différences.

Le marais poitevin est d'abord une conquête des terres par assèchement sur le domaine maritime, sur une très grande superficie (6000 hectares aménagés en deux siècles principalement pour les cultures céréalières).

Si le maraîchage semble s'y être développé localement, il reste localisé aux abords des villes, comme ce fut d'ailleurs le cas un peu partout en France.

 

 

à développer

 

DOCUMENTS :

1. Travaux d'asséchement

Site Web : http://www.marais-poitevin.com/?titre=de-l-an-1000-aux-travaux-d-assechement-d-henri-iv&mode=decouvrir_histoire&id_rubrique=1640

2. Le Marais poitevin autrefois

Site Web http://www.marais-poitevin-autrefois.fr/

 

Le Marais poitevin est doté d'un remarquable observatoire du patrimoine naturel; une réalisation qu'il nous serait agréable de voir reproduite ici, dans nos hortillonnages...

 

Observatoire du patrimoine naturel du Marais Poitevin

 

Site Web : http://biodiversite.parc-marais-poitevin.fr/-L-Observatoire-du-patrimoine-.html


Marché sur l'eau (voir également "Place du Don", "Place Parmentier"...)

 A développer

 

DOCUMENTS

Photo sur plaque de verre de C. Biendiné, scène du marché sur l'eau, 1892 (Source A.D.S. Cote 35 FI 1274) - Site : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0113046037566uCN1P/1/1

Photo anonyme du marché sur l'eau avec l'alignement des barques à cornet le long du quai, 1865-1875 (Source A.D.S. Cote 2 FI 1237) - Site : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0114375738161Sp7uS/1/1 (ci-dessous)

 

 

DOCUMENTS :

Fonds des archives départementales de la Somme :

Série de 4 photos du marché sur l'eau, parmi les plus anciennes (1 à 3: 1865-1875, 4: 1895) 

1. Site Web : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0114375738169bVexx/1/1 (Source A.D.S. Cote 2 FI 1236)

2. Site Web : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0114375738161Sp7uS/1/1 (Source A.D.S. Cote 2 FI 1237)

3. Site Web : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011437573816J7VaWH/1/1 (Source A.D.S. Cote 2 FI 1238)

4. Site Web : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a01143757381684oqrt/1/1 (Source A.D.S. Cote 2 FI 1221)

 

Photo de la famille Petit,  vers 1900 : Descente de la Somme d'une barque à cornet avec son chargement, en direction du marché sur l'eau. (Source A.D.S. Cote         ) -

Site Web  : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011466584734jhgfds/1/1

 

Photo sur plaque de verre de C. Biendiné, scène du marché sur l'eau, 1892 (Source A.D.S. Cote 35 FI 1274-

Site Web  : http://archives.somme.fr/ark:/58483/a0113046037566uCN1P/1/1


Un siècle sépare ces deux images ....

Collection C. Larcher
Collection C. Larcher
Photo B. Bréart
Photo B. Bréart

 

 

Un témoignage émouvant... Celui de Laetitia, l'hortillonne

Un témoignage émouvant sur la vie des hortillons nous est fourni par Laetitia dont les propos ont été recueillis par Augustin SCALBERT et maintes fois repris dans les publications qui ont évoqué les hortillonnages. Nous n’hésitons pas à en reproduire de nombreux extraits…

 

Laetitia décrit l'ambiance qui régnait sur le marché sur l'eau d'Amiens…

 

… «  Des choux c’était pareil, on faisait un bateau de choux pour aller au marché, c’était la première chose qu’on descendait. Vers onze heures, on descendait le bateau de choux pour retenir son anneau, d’où vous avez vu ces bateaux attachés. Et puis alors au soir on redescendait un bateau qu’on réattachait là, pis le lendemain matin on redescendait un bateau trois fois, et qu’on essayait d’allonger là avec une corde que quelqu’un l’attachait au bout. Et puis en allant qu’on déchargeait, on en reculait un pour approcher l’autre. On dirait ça à quelqu’un, on disait trois bateaux de marchandise, puis j’vous dis, mais il y avait combien d’hommes à travailler ! Puis combien de femmes ! Et pis il y en avait qui venait avec la moitié d’un bateau pis l’autre qui venait avec une petite barquette et pis l’autre qui venait d’encore moins, mais enfin, les gros hortillons, les vrais, ils avaient vraiment des beaux bateaux.

 

D’abord vous les voyez, les bateaux quand y descendaient, ils étaient hauts comme ça, ça passait ça du bord, des choux-fleurs, des carottes. Et tout ça c’était aligné de chaque côté. C’était beau, vous savez un bateau de marchandises qui descendait. On mettait les carottes avec les carottes en allant comme ça, on mettait des navets dessus. Au-dessus, on mettait du chou-fleur, au-dessus des choux-fleurs, on mettait de la salade. Alors ça faisait combien d’étages !

 

Les hommes avaient un complet de velours, pour aller descendre, et puis, ils mettaient un veston propre, un pantalon propre pour aller descendre le bateau, ils n’y allaient pas sales comme des cochons comme ça, ils se changeaient, ils s’appropriaient pour aller descendre le bateau ! Parce que là dans ce temps là, il fallait descendre son bateau, il fallait le descendre, n’importe comment. Ils étaient propres, une t’chiotte chaussure du dimanche, elle était toute bien fraîche, ben, ils la mettait là pour aller descendre leur bateau comme ça. On s’arrangeait et puis c’était déjà un peu habitué, près de la ville quand même. C’était la campagne, mais c’était déjà un petit mouvement. Si ils vendaient, ils vendaient à des gens, après qu’ils avaient vendu tout leur gros, le bateau à des commerçants comme eux qu’c’était des grands marchands, après ils voyaient  déambuler les gens de la ville qui venaient acheter.

 

On n’était pas tout à fait retirés du monde, on vivait un petit peu. Y en avait, font ils des manières, ils mettaient des gants pour mettre une salade dans un filet ! Nous on trouvait ça ridicule, on empoignait ça, pis pouf dans le filet, avec nos mains sales, bien sûr qu’on lavait. J’avais des coins d’tablier, toujours, toujours, j’essuyais, j’avais des coins de tablier tout verts.

 

Heureusement que c’était un tablier de laine et puis qu’on pouvait laver, mais sans ça on s’salissait, vous savez.

Aujourd’hui c’est des roses, ils s’en allaient au marché avec chacun une voiture, assis sur l’cul. Nous on s’en allait à pied ! S’il pleuvait on était trempé quand on arrivait, on avait que l’marchandises trempée à faire, et pis allez, on

faisait ça, et ça claquait. Oh oui c’était dur, vraiment. Un métier dur, maraîcher, mais enfin on était jeune, on était jeune. Fallait travailler, c’était l’habitude, on avait pas d’argent. Pis c’est vrai vous savez, alors on prenait son mal en patience. Ben qu’est-ce que vous voulez, au soir on a pas d’argent, mais le lendemain on s’en va à la marée, et on revient avec des sous dans sa poche.

C’était si beau …

Ben j’vous assure que pendant la guerre tous les soldats qu’on a couchés ici, pendant la guerre 14-18, bien sûr, tous les soldats qu’on a couchés ici, ils ont tous voulu aller voir le marché sur l’eau.

 

Là on ne peut même plus dire quelle allure que ça a, j’vois ‘core l’marché comme quand qu’j’y allais. Je ne sais pas si j’y ai été depuis que maman, elle est morte, il y a plus de vingt ans.

-       Le marché il y a deux ans (commentaire sur une photo prise en 1975)

 

Oh ben c’est beau. On fait sa petite réflexion et pis on dit «  c’est comme ça. On s’y retrouve ». Ah, nous c’était pas ça ! On était là, côte à côte, on rapprochait ses deux chaises et pis on bavardait. On croirait pas que ça a été comme ça dans le temps. On croirait pas. Et pis c’pendant c’était ça.

 

Quand tout était plein de marchandises, là y a pas  parce que, le plus gros c’était toujours, si ça commençait à trois heures du matin, ben vous savez en deux heures y avait du débarras de fait, alors après, on faisait des paquets, nous on appellait ça, si on avait de la petite salade ou des petites bottes de carottes ou de n’importe, on s’asseyait, on avait des chaises, on s’asseyait et pis on vendait tout ça, tout bavardant, contant un t’chiot coup, c’était l’plus bon moment. Nous avons bien bavardé là »


 

Les cartes postales éditées peu après 1900 et aujourd'hui très prisés par les collectionneurs sont de véritables documents ethnographiques. La séquence ci-dessous (1) illustre à merveille l'organisation de ce marché sur l'eau avec, en premier lieu, la descente du fleuve par les barques à cornets. Celles-ci transportent leurs lourds chargements; les productions maraîchères sont protégées.

Arrivées au pont Baraban, au niveau du quartier Saint-Leu (le vieil Amiens), elles stationneront attendant l'autorisation d'amarrer, une fois passées le pont,  les barques le long du quai Parmentier où chaque barque disposera d'un anneau scellé dans le quai. 

Les mannes d'osier chargées de légumes, fruits et les fleurs seront déchargés à même le quai sur la place Parmentier ombragée pour être offertes à la vente. Ici, c'est le domaine des hortillonnes; elles seules gèrent la vente directe aux consommateurs venus en nombre. Un espace de la place sera réservé aux "revendeuses".

Les photographies témoigent bien de l'ambiance qui pouvait régner.

Le marché terminé, les mannes vidées de leur précieux contenus, les hortillons  regagneront leurs terres; les barques seront halées le long du chemin (comme on peut le voir sur le dernier cliché), aidés par les occupants de chaque barque restés à bord pour diriger les embarcations en les éloignant des rives avec leur aviron. 

(1) Collection personnelle B. Bréart

 


Marmotte

La marmotte est ce foulard, à rayures ou à carreaux, porté par l’hortillonne, bien reconnaissable sur les illustrations, photos ou cartes postales du début du XXème.

 

BIBLIOGRAPHIE :

LEBLOND Jean-François et BROHARD Yvan (1989). Vie et traditions populaires en région Picardie, Ed. Horvath – Martelle, 327 p.

BRANDICOURT Virgile (1902). Les hortillonnages d’Amiens, Rev. Le mois littéraire et pittoresque, T.VIII, janv.- décembre 1902, p. 318-326


Martin-Pêcheur

Site Web : http://www.oiseaux.net/oiseaux/martin-pecheur.d.europe.html


Massette

La massette à larges feuilles (Typha latifolia), aussi appelée roseau à massette est cette plante herbacée pérenne présente au bord des étendues d'eau douce ou des cours d'eau comme la Somme,  dans les roselières. Elle peut mesurer entre 1,5 et 3 m de haut et possède de feuilles larges. Sa fleur, un épi simple, de couleur marron .fleurit de juillet à septembre.

Elle est consommée par des mammifères semi-aquatiques comme les rats musqués qui se nourrissent des rhizomes.

Les parties aériennes sont comestibles ; le pollen peut être utilisé pour faire une sorte de pain et les jeunes pousses peuvent se manger à la manière d'asperges. Les parties souterraines peuvent être accommodées en cuisson ou moulues pour faire de la farine. Cette farine aurait par ailleurs très bon goût et des propriétés tout à fait semblables aux farines de céréales.

Les " poils " des massettes peuvent faciliter l’allumage d’un feu. Une fois extraits de l'épi, ceux-ci forment une touffe très aérée qui s'enflamme rapidement.

Les feuilles sont utilisées pour le rempaillage des chaises : d'abord séchées, puis humidifiées avant d'être torsadées telle la paille traditionnelle


MOREL Eloi (1735-1809) (voir également "Tourbe")

 

Eloi Morel est né à Thézy-Glimont. Ce tourbier inventa en 1786 le grand louchet, cet instument au long manche de 7 mètres muni à son extrémité d’une boîte métallique à bords coupants de 75 cm de longueur permettant l'extraction de "pains de tourbe".

Avant lui, l’extraction de la tourbe au petit louchet ne permettait d’exploiter au maximum que le septième de la quantité de tourbe déposée au fond des eaux. Le grand louchet permit de tirer sous l’eau de la tourbe jusqu’à 7 mètres de profondeur, c’est-à-dire douze fois plus profondément qu’auparavant. Le prix du combustible baissa et les propriétaires de terrains tourbeux réalisèrent de gros bénéfices !

Ajouter clichés 

 

Le monument d’Eloi Morel fut élevé en 1842 à l’intersection de la rue de Boves, de la rue Cadet et de la Grande Rue. La lanterne à pétrole surplombant l’édifice était allumée et éteinte chaque jour par le garde champêtre. Elle a été supprimée vers 1905. Renversé par un attelage vers 1945, le monument a été réédifié en 1950 à l’angle de la rue Cadet et de l’Allée des Tilleuls.Aujourd’hui, ce monument a subi les épreuves du temps et il est bien difficile d’en lire la dédicace.


Motorisation de l'agriculture (voir également "Motoculteurs")

Pendant de longs siècles et, pour la plus grande part depuis l’époque gauloise, l’outillage agricole s’est transmis de génération en génération sans de notables modifications.

La motorisation de l’agriculture est apparue assez tardivement en France. Apparue vers le milieu du XIXème siècle, elle ne se développera véritablement qu’après la première guerre mondiale.

 

Dès 1910 au cours de réunions importantes comme celle tenue à Amiens,  l’Association française de motoculture en développant démonstrations de matériels et expositions donna une impulsion malheureusement interrompue avec la première guerre mondiale.

 

Le 1er octobre 1919, la Chambre syndicale de la motoculture de France organise à Senlis (Oise) la « grande semaine de motoculture d’automne » qui est considérée à l’époque comme une présentation unique au monde par la grande variété des formules de culture mécanique (Source : « La semaine de motoculture de Printemps », le Monde illustré du 5 avril 1919, p. 206)

 

Cet équipement, transportable en barque, facilitera le travail des maraîchers pour la préparation des sols qui, jusqu’ici se faisaient manuellement avec la bêche (le louchet).

Si l’introduction de la motoculture dans les hortillonnages se traduira certes par une meilleure productivité, elle aura pour conséquence une première transformation du paysage primitif. Des rieux seront comblés afin d’agrandir les parcelles.

 

Les célèbres moteurs de l’entreprise familiale française Bernard, créée en 1920, équiperont les premiers motoculteurs et mototracteurs qui faciliteront le travail des maraîchers pour la préparation des sols qui, jusqu’ici se faisaient manuellement avec la bêche (le louchet).

 


Motoculteurs (voir également "Motoculture")

Les premiers équipements motorisés viendront compléter l'arsenal des hortillons dans les années 1940.

Ainsi on pourra voir au Musée des Hortillonnages de Rivery quelques modèles de motoculteurs parmi les plus anciens comme ceux produits par la société d'outillage mécanique et d'usinage d'artillerie (SOMUA), une entreprise française de construction de machines-outils fondée en 1861 ou encore ceux de la société suisse, la Société Industrielle de Machines Agricoles Rotatives (SIMAR) créée en 1918 à Genève et qui a produit ses motoculteurs jusqu’en 1975.



NISSO (PELOSSOF)

 

Un personnage emblématique...

 

à développer

 

On ne peut évoquer le site des hortillonnages sans avoir une pensée pour Nisso PELOSSOF, tant il a oeuvré pour la défense de ce lieu. On lui doit la création de l'Association de sauvegarde...